l'Aleph - BORGES Jorge Luis

Couverture L'Aleph

«L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse.Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite...Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie.»Roger Caillois.

Biographie de l’auteur

Né le 24 août 1899 à Buenos Aires, Jorge Luis Borges achève ses études secondaires en Suisse. Après la chute de Peron en 1955, il est nommé directeur de la Bibliothèque nationale. Conteur, poète, essayiste, il est reconnu comme le maître incontesté des lettres argentines. Ses recueils de nouvelles passent pour des classiques de la littérature contemporaine. Il est mort à Genève le 14 juin 1986.

Date première édition: novembre 1949

Editeur: Gallimard

Genre: Nouvelle

Mots clés :

Notre avis : 8 / 10 (1 note)

Enregistré le: 10 mars 2014



Gislaine
Appréciation de lecture
l'Aleph
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 10 mai 2014
Pour entrer dans l’univers de Jorge Luis Borges, il convient d’avoir quelques notions de philosophie, de théologie et de mythologie.

L’Aleph est un recueil de nouvelles fantastiques, écrites entre 1947 et 1952, donc le texte est à la fois simple et puissant. Il convient de le lire et le relire afin d’emprunter tous les chemins du labyrinthe (thème qui revient souvent), et d’apprivoiser le temps et l’infini.

Une de ces nouvelles peut être écoutée sur France-Culture. Le texte est lu par Michel Bouquet ; il s’agit de rediffusion des archives de l’INA de 1971 et 1972.

Voici l’adresse internet :
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4471729

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