La fille du roi des marais - DIONNE Karen

Couverture La fille du roi des maraisEnfin, Helena a la vie qu’elle mérite  ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur  : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé  ?
Car Helena a un secret  : elle est l’enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née 2 ans plus tard, Helena aimait cette enfance de sauvageonne. Et même si son père était parfois brutal, elle l’aimait aussi… jusqu’à ce qu’elle découvre toute sa cruauté.
20 après, elle a enfoui ses souvenirs si profondément que même son mari ignore la vérité. Mais aujourd’hui son père a tué deux gardiens de prison et s’est volatilisé dans les marais, une zone qu’il connaît mieux que personne. Malgré la chasse à l’homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n’a aucune chance de l’arrêter. Parce qu’elle a été son élève, la seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c'est sa fille.

 Biographie de l'auteur

Karen Dionne, née en 1953 dans l'Ohio, est diplômée de Grosse Pointe North High School en 1971 et a fait ses études à l'Université du Michigan. Elle est cofondatrice d'une association d'écrivains en ligne, nommée Backspace.
Son premier thriller écologique, "Freezing Point" (2008), a été nominé pour le Prix du premier roman policier par RT Book Reviews.
Romancière, nouvelliste et essayiste, Karen Dionne est surtout connu pour son thriller psychologique, "La fille du roi des marais" (The Marsh King's Daughter), publié en 2017 qui a obtenu plusieurs prix.
Le réalisateur norvégien Morten Tyldum ("Imitation Game" et "Passengers") mettra en scène l'adaptation cinéma du roman et la comédienne suédoise, Alicia Vikander, tiendra le rôle principal.

Karen Dionne a vécu avec son mari et sa fille de six semaines, plusieurs années prés des grands lacs au nord du Michigan, dans une cabane isolée qu’ils ont construits eux-mêmes et s’inspire de cette expérience proche de la nature dans son roman.

Date première édition: mars 2018

Editeur: JC Lattès

Genre: Roman , Thriller

Mots clés :

Notre avis : 8 / 10 (1 note)

Enregistré le: 22 décembre 2018



MB
Appréciation de lecture
La fille du roi des marais
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 27 décembre 2018
Roman brillant, haletant, fourni en descriptions de la nature

Quand Helena part seule en ayant mis à l'abri mari et enfants, sur les traces de son père multi-meurtrier, le roman est partagé en chapitres passé/présent de la jeune femme pendant sa traque, et on ne nous épargne pas des scènes difficiles

Le conte d'Andersen 'la fille du roi de la vase' se rattache à l'histoire de cette famille -à part-...

J'ai beaucoup apprécié les descriptions de la nature
extrait : "J'entends les criquets, les cigales, le bruissement du vent dans les pins, quelque chose bouge dans les aiguilles, sans doute un mulot ou une musaraigne, j'entends aussi les hou-hou ! d'une chouette rayée de l'autre côté de la prairie qui nous sépare des voisins, les caquètements du couple de hérons qui niche dans la tourbière derrière la maison, et le chuintement d'une voiture passant sur la nationale..."

La jeune femme est partagée entre les bons souvenirs de son enfance (malgré tout) et la froide réalité des faits
extrait : "Une fois délivrée du marais, tout le monde s'attendait à ce que je haïsse mon père pour ce qu'il avait fait à ma mère, et je l'ai haï. C'est vrai. Mais en même temps, j'ai eu de la peine pour lui. Il voulait une femme. Aucune n'aurait accepté de vivre avec lui là-bas. Quand on regarde la situation de son point de vue, il n'avait pas le choix. Il était psychologiquement instable, inadapté, un insoumis obsédé par ses racines indiennes et son personnage d'homme des bois farouche et sauvage...enlever ma mère était la seule solution..."

Elle piste son père, pour le livrer à la justice, comme ce dernier lui a appris !
extrait : "Je suppose que mon père, après avoir lancé une fausse piste, a décrit une grande boucle pour revenir vers la rivière...Je l'imagine progressant avec prudence dans l'obscurité, se faufilant entre les arbres, pataugeant dans les ruisseaux, plutôt que d'emprunter les allées forestières où il aurait avancé plus rapidement mais se serait retrouvé à découvert et visible d'un hélicoptère"

Elle se remémore les dures conditions de 'survie en milieu hostile' en hiver dans la cabane perdue dans les marais :
extrait : "Souvent en me réveillant le matin après un blizzard, je trouvais mes couvertures couvertes d'une pellicule de neige que le vent avait soufflée à travers la jointure des fenêtres, parce que, à cause du froid, le bois s'était rétracté

On ressent une espèce de malaise cependant à l'évocation de cette vie en autarcie dans cette pauvre cabane perdue au fond des marais, sans contacts avec d'autres individus, sauf cas très rares, et on respire quand Helena retrouve son père

A vous de découvrir...

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