Khalil - KHADRA Yasmina

Couverture KhalilVendredi 13 novembre 2015. L'air est encore doux pour un soir d'automne. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d'explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l'acte. Il fait partie du commando qui s'apprête à ensanglanter la capitale.
Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?
Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d'un réalisme et d'une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l'esprit d'un kamikaze qu'il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l'insoutenable brutalité de la folie.

Biographie de l'auteur

Yasmina Khadra, né en 1955 en Algérie est le pseudonyme de l'écrivain algérien Mohammed Moulessehoul.

Son père, officier de l'ALN blessé en 1958, veut faire de lui un soldat en l'envoyant dès l'âge de 9 ans dans un lycée militaire, où il fait toutes ses études avant de servir comme officier dans l'armée algérienne pendant 36 ans. Durant la période sombre de la guerre civile algérienne dans les années 80-90, il est l'un des principaux responsables de la lutte contre l'AIS puis le GIA, en particulier en Oranie.
Il choisit en 1997, avec le roman Morituri, d'écrire sous pseudonyme. Diverses raisons l'y poussent, mais la première que donne Moulessehoul est la clandestinité. Elle lui permet de prendre ses distances par rapport à sa vie militaire et de mieux approcher son thème cher : l'intolérance.
Il démissionne de l'armée algérienne en 2000, pour se consacrer à sa vocation: l'écriture, et choisit de s'exprimer en langue française. Après un court passage au Mexique, il vient s'installer en 2001, en France, où il habite encore aujourd'hui. En 2002 dans "L'imposture des mots", Khadra-Moullessehoul répond aux attaques qui fustigent son passé militaire.
Il choisit de rendre hommage aux femmes algériennes et à son épouse en particulier, en prenant ses deux prénoms, Yasmina Khadra, et ne révèle son identité masculine qu'en 2001 avec la parution de son roman autobiographique "L'Écrivain" et son identité tout entière dans "L'imposture des mots" en 2002. A cette époque ses romans ont déjà touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.
Parmi ses ouvrages, on peut citer "Morituri" (Baleine, 1997), "L'automne des chimères" (Baleine, 1998), "A quoi rêvent les loups" (Julliard, 1999) et "Cousine K" (Julliard, 2003), où se déploie le "style Khadra" alliant lyrisme, métaphores inattendues, dépouillement et poésie. Style qui atteint son apogée avec "L'Attentat" (Julliard), retenu par les jurys du Goncourt et du Renaudot en 2005 et titulaire du prix des libraires 2006.
En 2010, l'auteur délaisse pour un temps le sujet du conflit au Moyen-Orient, au cœur des "Hirondelles de Kaboul" (2002) et "Les Sirènes de Bagdad" (2006), pour écrire un conte moral : "L'Olympe des infortunes".

En 2015, il publie "La dernière nuit du Rais". En 2016, il publie "Dieu n'habite pas La Havane". Dans "Khalil", il se met dans la peau d'un terroriste.

Date première édition: août 2018

Editeur: Julliard

Genre: Roman , Roman historique

Mots clés :

Notre avis : 8 / 10 (1 note)

Enregistré le: 12 octobre 2018



Claudine
Appréciation de lecture
Khalil
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 14 octobre 2018
Khalil, que l'on pourrait sous-titrer "pourquoi et comment devient-on kamikaze ?"

Paris 13.11.2015..., Yasmina Khadra nous embarque dans le cheminement implacable vers la radicalisation d'une jeunesse qui se sent exclue de la société.
L'ennui, les frustrations en tous genres, amènent trois jeunes amis à suivre les préceptes des imans fanatiques aux paroles réconfortantes et aux promesses de paradis en se sacrifiant pour une religion ..

"Mais l'islamisme n'est pas l'Islam, c'est une idéologie, pas une religion".

Oui cette approche du terrorisme a été traitée de nombreuses fois mais Yasmina Khadra, de par sa sensibilité nous laisse entrevoir, en fin de roman, un éveil de conscience avec Khalil qui doute et finalement renonce à provoquer un carnage.

Un livre certes dérangeant mais à la fois intéressant.

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