La tresse - COLOMBANI Laetitia

Couverture La tresseTrois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
 Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
 Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
 Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
 Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Biographie de l'auteur

Laetitia Colombani, née en 1976, est scénariste, réalisatrice et comédienne. Elle a écrit et réalisé deux longs-métrages, À la folie… pas du tout et Mes stars et moi. Elle écrit aussi pour le théâtre. La Tresse est son premier roman.

.

Date première édition: mai 2017

Editeur: Grasset

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 7 / 10 (3 notes)

Enregistré le: 12 juillet 2017



MB
Appréciation de lecture
La tresse
Appréciation : 6 / 10
Commentaire #3 du : 26 novembre 2017
C'est une lecture facile mais on a de l'empathie pour ces trois destins de femmes ; la conclusion du livre les lie (tout comme une tresse)...

J'ai particulièrement été intéressée par le destin de Smita l'intouchable qui prend son destin en main en fuyant sa condition misérable

Je suis pourtant surprise de l'engouement déclenché par cet ouvrage. Il me semble excessif
Gislaine
Appréciation de lecture
La tresse
Appréciation : 7 / 10
Commentaire #2 du : 15 octobre 2017
C’est l’histoire de 3 femmes que tout sépare (Inde, Sicile, Canada) mais leurs histoires vont se rejoindre.

La Tresse est un roman écrit dans le but de plaire : un langage simple, des images à la limite de la caricature, des histoires convenues que personne ne conteste.

La lecture est agréable mais j’ai été gênée par le style trop journalistique, trop factuel. Les personnages manquent d’épaisseur, de psychologie. Le lecteur n’a pas le temps de s’attacher au destin d’une héroïne que le récit numéro 2 embraye illico, puis le récit numéro 3, chaque chapitre se terminant par une énigme qui pousse le lecteur à continuer. C’est très bien mené.

La cause des femmes aurait mérité une forme littéraire plus approfondie. En jouant sur la corde sensible, ce livre a toutefois le mérite de mettre l’accent sur les inégalités subies par les femmes. Ces 3 histoires sont crédibles.

A lire ; peut-être ressentirez-vous plus d’émotion que moi ?
Felicie
Appréciation de lecture
La tresse
Appréciation : 8 / 10
Commentaire #1 du : 10 octobre 2017
La tresse c’est l’histoire du combat mené par trois femmes, pour conquérir leur liberté et leur dignité. Trois femmes qui ne se connaissent pas, mais qui sont liées entre elles par une même volonté, une même détermination, un même courage, pour échapper à leur destin, destin symbolisé par trois mèches de cheveux tressées ensemble.

La première, Smita, est une intouchable. Elle vit en Inde, dans le village de Badlapur. Son travail, comme le faisaient sa mère et sa grand-mère avant elle, consiste à vider, à mains nues, les latrines des autres, en ne recevant pour tout salaire, qu’un reste de nourriture et des vêtements dont personne ne veut plus. Elle refuse d’emmener sa fille, Lalita, en tournée avec elle. Elle ne lui montrera pas les gestes de videur de toilettes. Elle ne la verra pas, comme elle chaque matin, vomir dans le fossé. Non, sa fille ne ramassera pas la merde des autres à mains nues. Elle se l’est juré, sa fille ira à l’école.
Smita se battra pour que sa fille ait une autre vie

La seconde, Giulia, est une jeune sicilienne de 20 ans. Elle vit à Palerme, dans une famille traditionnelle avec son père, sa mère et ses deux sœurs. Ils vivent de la Cascatura, coutume sicilienne ancestrale qui consiste à garder les cheveux qui tombent ou que l’on coupe pour en faire des postiches ou des perruques. Le jour où son père est victime d’un accident, Giulia va devoir reprendre les rennes de l’atelier familial. Découvrant qu’ils sont ruinés, et malgré la désapprobation de sa mère et de ses sœurs, elle se battra avec fougue et détermination pour sauver et développer l’entreprise ancestrale, en important de la matière première… d’Inde…

La troisième, c’est Sarah, une brillante avocate, divorcée, qui vit avec ses trois enfants à Montréal, au Canada. Elle est crainte, admirée, jalousée, respectée. Elle a tout sacrifié pour la gloire et les honneurs, outre ses deux mariages, elle a dû renoncer à partager avec ses trois enfants leurs anniversaires, les sorties scolaires, les kermesses, les vacances. Elle a caché sa souffrance sous des couches de fond de teint pour atteindre enfin la consécration suprême, et devenir prochainement au sein du cabinet qui l’emploie, Managing Partner, calife à la place du calife. Mais voilà, un examen médical après un malaise en pleine audience, et c’est tout son univers qui s’écroule autour d’elle : elle est gravement malade. Considérée désormais au sein de son Cabinet comme une pestiférée, par ceux même qui l’admiraient, ses collègues et son patron, elle va devoir faire face à la fausse compassion, la trahison, l’hypocrisie, la mise au placard. Une mise à mort lente et insupportable…

Voici la petite phrase que je retiens de la page 113 de ce roman : Sarah qui pensait avoir établi une stratégie pour cacher sa maladie à son entourage professionnel a simplement oublié une chose, pourtant apprise durant ses années de métier :
“LORSQU’ON NAGE PARMI LES REQUINS MIEUX VAUT NE PAS SAIGNER”

C’est un roman bien écrit qui se lit facilement.

Ecrire un avis de lecture

  • Les champs obligatoires sont marqués avec une *.

Si vous avez des difficultés à lire le code, cliquer sur le code lui-même pour en générer un nouveau.
Recopier le code de sécurité :