La Vraie Vie - DIEUDONNE Adeline

Couverture La Vraie Vie

Prix Roman Fnac, Renaudot des lycéens, Victor Rossel, Prix Première Plume 2018. C’est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu’au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.
Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l’autre. La vraie. Alors, en guerrière des temps modernes, elle retrousse ses manches et plonge tête la première dans le cru de l’existence. Elle fait diversion, passe entre les coups et conserve l’espoir fou que tout s’arrange un jour.
D’une plume drôle et fulgurante, Adeline Dieudonné campe des personnages sauvages, entiers. Un univers acide et sensuel. Elle signe un roman coup de poing.

  Biographie de l'auteur

Adeline Dieudonné, née en 1982, est une femme de lettres belge.

Sa première nouvelle, "Amarula", parue dans le recueil "Pousse-café" en 2017, remporte le Grand Prix du concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La même année, elle écrit et interprète le seul en scène "Bonobo Moussaka". Elle a publié aux éditions Lamiroy un opuscule, "Seule dans le noir" (2017).
En 2018, elle publie un premier roman remarqué, "La vraie vie", qui remporte le Prix Première Plume 2018, le Prix du roman Fnac 2018 et le prestigieux prix Victor Rossel 2018.
Elle habite à Bruxelles.

Date première édition: août 2018

Editeur: Iconoclaste

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 7 / 10 (1 note)

Enregistré le: 27 février 2019



Marie-Claire
Appréciation de lecture
La Vraie Vie
Appréciation : 7,5 / 10
Commentaire #1 du : 27 février 2019
Un univers glauque, un roman dérangeant qui traite de la famille,mais une famille où règnent la violence-celle du père chasseur , brutal qui frappe sa femme ; la peur-celle de la femme soumise, éteinte ; la médiocrité-celle du lotissement « où les pavillons s’alignent comme des pierres tombales »

L’héroïne tente de sauver son petit frère traumatisé par un accident violent et de se sauver elle-même en se rêvant en Marie Curie . L’auteur adopte le point de vue de cette enfant qui a 10 ans au début de l’histoire et 15 à la fin. Ce parti pris l’empêche de s’attarder sur la psychologie des autres personnages qui restent donc ébauchés et c’est dommage.
Cette enfant, dont on ne connaît pas le nom a tout d’une surdouée intellectuellement et psychologiquement:elle maîtrise les principes de la physique quantique, elle est capable de prendre du recul et de comprendre les réactions des autres, de son père aussi. Pour moi, c’est bien peu vraisemblable, elle est trop lucide , trop avertie, trop courageuse, trop puissante, trop….

Cependant, la manière de susciter la peur est vraiment intéressante dans ce roman , la tension monte , on sait que la crise va arriver, on est « en apnée »nous aussi , c’est une écriture efficace.

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