Les Guerriers de l'hiver - NOREK Olivier

Couverture Les Guerriers de l'hiver

image : coup de coeurPrix Jean Giono 2024 - Prix Renaudot des Lycéens 2024 - « Je suis certain que nous avons réveillé leur satané Sisu.
– Je ne parle pas leur langue, camarade.
– Et je ne pourrais te traduire ce mot, car il n’a d’équivalent nulle part ailleurs. Le Sisu est l’âme de la Finlande. Il dit le courage, la force intérieure, la ténacité, la résistance, la détermination…
Une vie austère, dans un environnement hostile, a forgé leur mental d’un acier qui nous résiste aujourd’hui. »
Imaginez un pays minuscule.
Imaginez-en un autre, gigantesque.
Imaginez maintenant qu’ils s’affrontent.
Au cœur du plus mordant de ses hivers, au cœur de la guerre la plus meurtrière de son histoire, un peuple se dresse contre l’ennemi, et parmi ses soldats naît une légende.
La légende de Simo, la Mort Blanche.

Biographie de l’auteur

Olivier Norek, né en 1975, est un écrivain et scénariste.

Son père Claude Norek (1947) est haut fonctionnaire et occupe le poste de directeur général de Radio France de 1999 à 2004.
Olivier Norek travaille d'abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d'un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l'approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l'ex-Yougoslavie (1994-1995). Il devient gardien de la paix à Aubervilliers, puis rejoint la PJ au service financier, puis au groupe de nuit chargé des braquages, homicides et agressions. Après avoir réussi le concours de lieutenant, il choisit Bobigny au sein du SDPJ 93, à la section enquêtes et recherches (agressions sexuelles, enlèvement avec demande de rançon, cambriolage impliquant un coffre-fort…).
Il écrit quelques textes et participe en 2011 à un concours de nouvelles. Il décide de se mettre en disponibilité pour écrire son premier roman "Code 93" (2013), un polar réaliste qui nous plonge dans le quotidien des policiers en Seine-Saint-Denis. "Territoires" (2014), présenté en exclusivité à l’occasion du 6ème Festival International des Littératures Policières de Toulouse Polars du Sud, est la suite de "Code 93". Son 3e livre, qui met en scène le capitaine Coste, "Surtensions", paraît en 2016. Il obtient le prix du polar européen du magazine "Le Point" et le Grand Prix des lectrices Elle - Policiers 2017. En 2017, il publie "Entre deux mondes" où il aborde un sujet brûlant d'actualité : le parcours de migrants arrivant en France. Il remporte l'Étoile du Parisien du meilleur polar 2017. Norek a travaillé à l’écriture de la sixième saison de la série télévisée française "Engrenages" (2017).
Son roman "Surface" (2019) a reçu le Prix Maison de la Presse 2019, Prix des lecteurs Babelio 2019 dans la catégorie Polar, Prix Relay des voyageurs-lecteurs 2019, Prix de l'Embouchure 2019. "Dans les brumes de Capelans" est lauréat du Prix Babelio - Polar et thriller 2022. 
Avec son roman "Les Guerriers de l'hiver" (2024) sur Simo Häyhä, tireur d'élite finlandais pendant la Seconde Guerre mondiale, Olivier Norek remporte le Prix Jean Giono 2024 et le Prix Renaudot des Lycéens 2024. Olivier Norek est l'auteur d'un livre pour enfants, "Le Lapin shérif" (2021).

Date première édition: août 2024

Editeur: Michel Lafon

Genre: Roman , Roman historique

Mots clés :

Notre avis : 9 / 10 (1 note)

Enregistré le: 21 janvier 2026



Gislaine
Appréciation de lecture
Les Guerriers de l'hiver
Appréciation : 9,5 / 10
Commentaire #1 du : 21 janvier 2026
Olivier Norek s'est emparé d'un pan de l'histoire souvent oublié : la guerre menée par l'URSS de Staline contre la Finlande entre le 30 novembre 1939 et le 13 mars 1940.

Durant 100 jours noirs dans une blancheur hivernale, les finlandais ont tenu tête aux Russes. C'est David contre Goliath. Les armées sont inégales. À cette époque-là, la Finlande compte 3 millions d'habitants et l'URSS 170 millions. C'est l'hiver et les températures descendent jusqu'à -40.
Ce fut l'enfer…
Le lecteur va découvrir un homme qui est devenu une légende : le sniper Simo Hayha, appelé « la mort blanche » par les rouges et son chef Aarne Juutilainen, surnommé « l'horreur du Maroc ».

Je ne dévoilerai pas l'issue de ce conflit que les Russes croyaient maitriser en quelques semaines. On ne peut s'empêcher de penser à l'Ukraine !
Au final, 350 000 russes ont trouvé la mort. Les Finlandais ont perdu 70 000 hommes. Simo le sniper a tué environ 540 soldats russes.
Les 6 000 prisonniers russes ont été rendus à leur mère-patrie ; celle-ci a décidé d'en fusiller 400 et d'en déporter au goulag 4 000 !
La faiblesse de l'armée russe a donné des idées à Hitler…

Ce livre bien écrit, sur le sujet cruel de la guerre, m'a beaucoup intéressé.

Extrait :
Près de 20 000 mille bombes par jour labouraient le sol de la Finlande. Soit quatorze toutes les minutes depuis déjà près d’un mois, avec des jours dont le diable ne voudrait même pas et où les Russes pouvaient augmenter la cadence jusqu’à atteindre 200 000 obus.
Et pourtant, la Finlande tenait.
(page 283)

Ecrire un avis de lecture

  • Les champs obligatoires sont marqués avec une *.

Si vous avez des difficultés à lire le code, cliquer sur le code lui-même pour en générer un nouveau.
Recopier le code de sécurité :