Le puits de mon âme - CHOI In-seok
Prix Daesan 1995. Les Corée « s ». Un pays coupé en deux depuis cinquante ans, divisé entre un Nord stalinien, pauvre et militariste, et un Sud ultra capitaliste. À travers les trois nouvelles qui composent ce recueil, l’auteur évoque ce drame, et les déchirures profondes qui s’expriment à tous les étages de la société du Sud. Mettant en scène la prison, la religion et le mariage, chaque texte en souligne les incohérences et les contradictions.
Des scènes de prison qui reflètent un microcosme ingérable, un mariage où se retrouvent trois opposants au régime, un objecteur de conscience dans l’impasse, un homme qui préfère les chiens aux hommes... Choi ln-seok développe une critique sévère du carcan social dans lequel est enfermé son pays, carcan que même la religion - parente pauvre de l’utopie et pourtant omniprésente - n’arrive pas à desserrer. À la dureté des textes correspond une écriture au scalpel qui
Quat'saisons - BLONDIN Antoine
Prix Goncourt Nouvelle 1976 - Au fil d'une saison, les voitures des quat'saisons proposent sur les marchés un fouillis de primeurs contrastées en volumes et en cou-leurs. Il arrive pourtant qu'un oeil sensible découvre une harmonie sous ces disparates : pommes de terre nouvelles, carottes nouvel-les, tomates nouvelles... L'auteur de ce livre, à l'éventaire duquel on ne trouve que des nouvelles, tout court, ne souhaite pas autre chose.
Il a choisi de remonter le cours des quatre saisons, de l'hiver au printemps, parce qu'ayant été cueilli à froid, il a essayé de terminer sur un coup de grâce.
Biographie de l'auteur
Rien que du bonheur - COLWIN Laurie
Sur la route du retour, Max sentit la terreur l'envahir. La nuit surtout, mais parfois durant la journée, la crainte l'assaillait. C'était une peur tangible, il la sentait tout près de son cœur. Ce n'était pas une maladie (son dernier check-up annuel le lui avait confirmé), c'était la terreur. Il imaginait des catastrophes, surtout seul en voiture alors que sa famille était en plein ciel. Il pensait à l'avion suspendu au milieu de l'espace. [...] Il pensait à Olivia et aux dizaines de mariages qui avaient échoué autour d'eux : si Olivia le quittait, si elle cessait de l'aimer, si elle tombait malade. Toutes ces redoutables possibilités agressaient la coquille dans laquelle il vivait et mettait son bonheur en
Rose et bleu - BORGES Jorge Luis
Dans un poème de sa période ultraïste, publié en 1923, Borges écrivait : « La grille du jardin s'ouvre avec la docilité d'une page », et si ce livre, derose et de bleu, traversé par la rose incarnat de l'alchimiste Paracelse et les pas d'huile bleue du tigre de Kipling, évoque en nous le doux mystère des peaux-rouges criards, c'est parce qu'au terme de l'intense spirale heideggerienne de l'enfance et du temps, Borges, à quatre-vingt ans, s'aperçoit que le patient labyrinthe des formes n'est rien d'autre que son portrait tracé douloureusement dans les
Suzanne aux yeux noirs - MOREAU Manon
C'est l'histoire d'un marin amoureux d'une Marie. Des suzannes aux yeux noirs semées dans les jardins. Deux cent deux peupliers, la lumière de Brémeuse, une naissance dans la nuit. C'est une histoire de soeurs, de fils, de pères, d'autres encore, Théodore, Gianna, Marcello, Céleste, Rachel, Samuel, Betty. Et Ondine, se souviendra-t-elle de la rivière ?
Biographie de l’auteur
Le Syndrome de l'Orangerie - BOUILLIER Grégoire
En se rendant au musée de l'Orangerie, voici que, devant Les Nymphéas de Monet, l'auteur est pris d'une crise d'angoisse. Contre toute attente, les Grands Panneaux déclenchent chez lui un vrai malaise. Sans doute l'art doit-il autant à l'artiste qu'au « regardeur » - mais encore ? Redevenant pour l'occasion le détective Bmore, Grégoire Bouillier décide d'en avoir le cœur net. Les Nymphéas de Monet cacheraient-ils un sombre secret ? Monet y aurait-il enterré quelque chose ou même quelqu'un ? Et pourquoi des nymphéas, d'abord ? Pourquoi Monet peignit-il les fleurs de son jardin jusqu'à l'obsession - au bas mot quatre cents fois pendant trente ans ? Obsession pour
Le Tour du jour en quatre-vingts mondes - CORTAZAR Julio
Les histoires de Julio Cortázar s’inscrivent dans une grande tradition classique de la littérature fantastique. Mais chez lui, contrairement à ses prédécesseurs, pas de fantômes, pas d’ambiguïté : les histoires les plus élaborées ne tendent pas vers l’abstraction, elles gardent – et c’est leur mystère – la vitalité du quotidien. Cortázar s’inscrit aussi dans la tradition surréaliste du «merveilleux quotidien», du mystère de la réalité qu’il est réservé au poète de percer derrière les apparences, dans un état de rêve éveillé ou de transe. Il est ce voyant qui
Ultimes vérités sur la mort du nageur : Et autres récits - MASSON jean-Yves

Qu'ils y reviennent ou le quittent sans espoir de retour, qu'ils en poursuivent le souvenir ou cherchent à lui échapper, qu'ils y vivent seuls ou dans le huis clos infernal d'une famille, les personnages de ce livre affrontent le secret de leur existence à travers
Une vie à coucher dehors - TESSON Sylvain

Prix Goncourt de la Nouvelle 2009
En Sibérie, dans les glens écossais, les criques de l'Egée ou les montagnes de Géorgie, les héros de ces quinze nouvelles ne devraient jamais oublier que les lois du destin et les forces de la nature sont plus puissantes que les désirs et les espérances. Rien ne sert à l'homme de trop s'agiter dans la toile de l'existence, car la vie, même quand elle ne commence pas très bien, finit toujours
La vie à deux - PARKER Dorothy
Célébrée pour son humour et son extraordinaire sens de l'observation, Dorothy Parker a laissé une oeuvre dans laquelle les petits ratés de la vie de couple prennent souvent l'allure d'une comédie désopilante. Qu'il s'agisse de cette amoureuse, tremblante à côté d'un téléphone qui ne sonnera pas ou de cette ex-reine de beauté qui cherche à prolonger ses illusions par un whisky sans glace, chacun des personnages de ce recueil de nouvelles devient attachant parce qu'il nous ressemble. Pour reprendre le mot d'Edmund Wilson, les écrits de Dorothy Parker nous renvoient l'écho d'une voix à nulle autre semblable. Ecoutons-la nous parler
Affichage des avis de lecture 41 à 50 | Page 5 de 5