Profession du père - CHALANDON Sorj

Couverture Profession du père

Prix du Style - 2015. "Mon père disait qu'il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider.
Je n’avais pas le choix.
C’était un ordre. J’étais fier. Mais j’avais peur aussi…
À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet."

Biographie de l'auteur

Sorj Chalandon est né à Tunis en 1952. Après trente-quatre ans à Libération, il est aujourd’hui journaliste au Canard enchaîné. Ancien grand reporter, prix Albert-Londres (1988), il est aussi l’auteur de 6 romans, tous parus chez Grasset. Le Petit Bonzi (2005), Une promesse (2006 – prix Médicis), Mon traître (2008), La Légende de nos pères (2009), Retour à Killybegs (2011 – Grand Prix du roman de l’Académie française), Le Quatrième Mur (2013 – prix Goncourt des lycéens).


Date première édition: août 2015

Editeur: Grasset

Genre: Roman

Mots clés :

Notre avis : 6 / 10 (2 notes)

Enregistré le: 14 décembre 2016



Claudine
Appréciation de lecture
Profession du père
Appréciation : 5 / 10
Commentaire #2 du : 23 janvier 2017
Livre dérangeant où la toute puissance du père vous glace...Emile croit et vit au rythme des inventions de son père sur sa profession : parachutiste, chanteur, professeur, et surtout espion etc etc.
Les sévices, que ce petit garçon subit par son père "cinglé", ne peuvent que révolter ex : enfermé toute une nuit à genoux dans une armoire.
Et comme tout enfant maltraité il aime néanmoins son père.
Pomah
Appréciation de lecture
Profession du père
Appréciation : 7 / 10
Commentaire #1 du : 16 décembre 2016
"dans notre famille,- nous dit ÉMILE, - les peaux ne se touchaient pas, rarement les lèvres de l'un rencontraient la joue de l'autre. Même nos regards s'évitaient" -
les relations intérieures sont vides d'amour et de toute tendresse,en vase clos de 3 personnes, EMILE, 9 ans, survit, entre une mère d'une soumission maladive et un père paranoïaque d'une extrême violence, jusqu'à la limite du soutenable : des scènes m'ont marquée - Emile, petit bonhomme,
a la force incroyable de se faire échapper son esprit quand il est roué de coups :
" je pleurais avant les coups, à cause de la frayeur, après les coups à cause de la douleur, mais jamais pendant ".



pourtant EMILE se projette dans l'avenir.............

un livre grinçant, qui m'a fait mal - comment après tant d'années de martyr, peut on essayer de pardonner........encore.

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